Désidédata n°1 : Pour commencer, imaginons demain ensemble

Pour cette première édition de Désidédata, je vous propose un mini voyage vers demain (oui, c’est également un lieu).

C’est poétique et réaliste à la fois que d’imaginer demain. C’est ce que nous faisons tous les jours. C’est pourquoi nous avons uni des forces avec le projet Imaginer Demain de Backstory : en croisant données et prospectives, nous posons ainsi les bases d’une réflexion commune sur les différents enjeux de demain et imaginons leurs impacts sur nos vies quotidiennes.

Lorsque vous serez en train de lire les Désidédata fraîches de cette semaine, je serai en train de parler de données en temps de crise au colloque Mobile Creation. Vous pouvez le suivre sur Twitter avec #mobcrea5 ; si l’envie vous prenait de passer, ce serait génial aussi !

Merci pour votre confiance et les dizaines de mails 🙂 Bonne lecture et à la semaine prochaine !

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#environnement   Quelle qualité de vie ?

Une majorité des données pour réaliser les objectifs de développement durable ne sont pas à jour et sont redondantes avec des indicateurs ayant montré leurs limites. Il est ainsi inutile d’investir dans la soi-disant data révolution si c’est pour collecter des données peu pertinentes ; il est aussi inutile d’évaluer des pays en crise selon les indicateurs des pays développés. Voici donc une initiative permettant à chacun d’évaluer. La plate-forme existe en 35 langues et contient déjà des scores pour 9 000 villes dans 141 pays.

#sécurité   Le mot de passe ou le sexe ?

Une récente étude dit que les Américains adopteraient des mesures drastiques plutôt que de se faire hacker. Pour une raison qui m’échappe, on leur a demandé quel serait leur choix : avoir plus de sécurité en ligne ou renoncer aux ébats sexuels. Et ~40% des 2 000 répondants préfèrent renoncer au sexe pendant 1 an si ce sacrifice leur permettrait d’avoir la sécurité dans leurs activités en ligne. C’est certes dingue, mais le plus inquiétant est surtout de voir absentes des recommandations en faveur d’une meilleure hygiène numérique.

#maîtriser   Les gens bien élevés font commencer les barres en zéro

Cet excellent billet d’Arthur Charpentier, aka @freakonometrics (ou inversement) aborde de façon pédagogique l’éternelle querelle du début de l’axe des y. D’aucuns vous diront que ne pas le faire commencer à 0 équivaut à proférer des mensonges. Comme toujours, le contexte est déterminant : tout dépend du message que l’on souhaite faire passer avec le graphique. Alors, non, on n’est ni menteur-se, ni hérétique en le faisant.

#jeudedonnées    Sophie la Girafe, l’outil de l’influence française

Le jouet le plus torturé par les bébés, dans le monde entier, c’est Sophie la Girafe. C’est aussi l’objet le plus vendu sur Amazon, au moins entre 2011 et 2014. Julian McAuley, de l’Université de San Diego, a une collection impressionnante de données générées par les utilisateurs d’Amazon, soit 142,8 millions de revues et 1,4 millions de Q&A. Télécharger la totalité des données requiert permission. (Et comme vous adorez tous le “pouik” de Sophie, voici une vidéo qui vous raconte entre autres le musicage.)

#dataviz    Tous les chemins mènent à Rome

Roads to Rome explore l’un des plus grands énigmes de mobilité : est-ce que tous les chemins mènent vraiment à Rome ? Plausible, étant donné qu’il y a presque 500 000 routes qui y mènent. Ce projet, au croisement de la visualisation de données et de l’art, dévoile des chemins divers jusqu’à un niveau de détail fascinant. L’algo de parcours calcule le chemin à partir de chaque point de départ ; plus on passe par une rue donnée, plus sa trace est épaisse.

#pausecafé   Parce que nous le valons bien

Les natures capillaires contrariées sont gâtées : Les Décodeurs du Monde se sont attelés à cartographier l’imagination des salons de coiffure. “Les coiffeurs font partie d’une profession qui aime à baptiser ses salons d’un nom amusant. Qui contient bien souvent une allusion aux cheveux, sous la forme de hair (« cheveux » en anglais) ou tif (« cheveux » en argot).” Plus de 10% des salons ont un nom contenant l’un ou l’autre de ces mots, le Grand Est en tête (désolée…). Et “hair” l’emporte largement.

Un échantillon non-représentatif des inscrit-es vous dira que vous pouvez vivre de Désidédata fraîches et d’amour.


N’hésitez pas à faire part de vos remarques et suggestions pour que Désidédata soient encore meilleures !