Désidédata, l’histoire

Aujourd’hui, en France et dans le monde francophone, Désidédata est la seule infolettre en français sur la vie des données. En voici la naissance par le menu.

La mission que je me suis donnée avec Data Colada est d’apporter une vision différente, plus nuancée et plus riche des données. Et comme tout projet, celui-ci évolue et se transforme.

Je fais donc le choix de continuer à construire. Plus encore, je souhaite honorer la confiance que vous, abonné-es et ami-es, avez investi en moi à travers cette publication.

Trinquons donc une dernière fois à Data Colada et souhaitons la bienvenue de Désidédata 🙂 En voici la naissance par le menu.

Trouver le nom (ainsi que ceux auxquels vous avez échappé)

Bon, au bout de 6 mois d’existence de Data Colada, il ne vous a pas échappé que j’aime les jeux de mots. Alors, quand il s’est agi de créer Désidédata, soit la Data Colada v2 en quelque sorte, j’ai fait ce que je fais de mieux : je me suis documentée et j’ai échangé avec mes pairs. Autrement dit, j’ai relu du Prévert, du Boris Vian, du Queneau, j’ai ré-écouté du Devos et du Desproges et j’ai demandé à des amis experts ès contrepèteries de m’aider. Résultat des courses : une longue liste de mots porte-manteau, calembours et autres oxymores.

Ce serait dommage de vous priver de meilleures trouvailles. C’est vrai que mon cœur a balancé et que j’ai divers dessins et ébauches de slogans pour aller avec les combinaisons les plus plébiscitées. V’là un peu le travail :

  • DatAlambic — l’essentiel de la vie des données. Le logo aurait été un alambic qui produit des gouttes (nuages de mots). Je pense utiliser cette création à un moment donné, mais je vous en reparle le moment venu 😉 Et merci à Laurence pour l’idée (initialement, on parlait de #Datagueule, donc on a parlé de Data Gnôle, puis l’alambic…) ;
  • Datavore : là, je voyais bien le Cookie Monster de Sésame Street qui avale des nuages de mots ; merci Benoît ❤
  • Data Tonic : on reste dans l’univers apéro, mais les couleurs auraient été plus toniques et potentiellement un peu plus compliquées à adapter. Vous vous imaginez du jaune clair sur du blanc ? Ou du jaune canari sur du noir ? Bref, j’aimais beaucoup l’idée mais j’ai un peu bloqué niveau visuel.
  • Datatouille : parce que c’est bon ! Et comme on utilise parfois le mot “touillette” pour “petit ustensile qui sert à mélanger”, je me suis dit que ça garde le côté mélange coloré et sain (5 fruits et légumes, toussa, cf. plus bas).
  • Data Soupe : c’est l’hiver, ça réchauffe 🙂 Merci à Fred pour les idées autour de soupe et salade !
  • Data Salada — les 5 fruits et légumes qui font la bonne santé de votre veille. Je retiens les slogans, les visuels que j’ai testés, etc. pour Désidédata mais je n’ai pas pu me faire à Salada : trop proche de Colada, du coup pas de vie propre et ça sentait un peu le réchauffé. (Décidément, je file la métaphore alimentaire jusqu’au bout…)
  • Data Pile Poêle : celle-là me fait rire, je l’avoue. Mais les couleurs et les visuels autour de steak haché en train de cuire m’ont laissée dubitative.
  • Data Comptoir : cette version était plus proche d’un café, mais j’ai préféré la garder pour un format un peu plus différent. (Eh oui, des surprises en vue, comme j’aime à les concocter !)
  • Dataisme — ceci n’est pas une infolettre. Oui, je voue une admiration et un amour quasi-inconditionnels au dada et au surréalisme. Vous l’avez probablement déjà remarqué. Le souci est qu’un tel univers suppose une compréhension profonde des symboliques de la part de tout le monde. Or, l’art est une affaire de goût et de couleurs, on arrive à s’y projeter et à s’y sentir bien — ou pas. Du coup, j’ai décidé de ne pas construire un univers entièrement autour de dada/surréalisme, mais de doser par la suite.
  • Dataface : toujours l’influence #Datagueule, ça 🙂 (merci, Marc)
  • Datalogue : c’est revenu à plusieurs reprises, mais c’est un mot porte-manteau assez classique (comme Data Rox, etc.).
  • La mie cale Data, Data mère veilleuse : là, j’avoue, j’avais probablement trop regardé Desproges.
  • Prestidigidata : ça fait bien digital, ça. C’est moderne, la femme digitale aussi (et non, je ne ferai pas du NSFW, promis). Dans le genre magique, on avait de l’Abracadata aussi.
  • Les Data Fantastiques : c’est une histoire de superhéros. Mais culturellement, ce n’est pas très français, donc niet…

Voilà, voilà. Maintenant vous savez tout (ou presque, j’ai laissé les plus pourris pour moi, je ne peux quand même pas complètement bousiller ma réputation de professionnelle sérieuse).

Bienvenue à Désidédata !

Quelques égarements plus tard, j’ai donc commis les visuels et la structure de la publication. J’ai fait presque comme avec Data Colada :

  • un site : il est simple (pour l’instant). Très important aussi, j’ai enfin pu faire des CGU, vous savez, les conditions d’utilisation que personne ne lit. Elles sont courtes et vous informent de ce que vous savez déjà : que je ne vendrai pas vos adresses mail, que vous pouvez vous désinscrire (mais ce serait dommage) et que les contenus peuvent être réutilisés (selon la licence CC-by-NC 4.0) ;
  • une infolettre avec une structure familière et des couleurs rafraîchies : comme vous le constaterez dès la semaine prochaine, la structure ressemble beaucoup à celle de Data Colada. En effet, les retours de vous, les lecteur-rices fidèles, ont toujours été positifs ; j’ai donc décidé de ne pas refaire une structure entièrement différente. Créer la structure de Data Colada telle que vous la connaissez m’avait demandé une bonne journée de travail et j’aime les séparateurs en biseau, donc je garde 🙂 J’ai cependant modifié les couleurs pour qu’elles soient un peu plus intenses. Cette fois, j’ai pas mal joué à trouver de belles images de nourriture et à en extraire les couleurs (du coup, je parle l’hexa couramment). Si ça ne tenait qu’à moi, Désidédata serait rouge cerise.
  • des comptes Twitter et LinkedIn : contrairement à Data Colada, j’ai décidé de ne pas faire de page Facebook. Cela demande un travail supplémentaire d’animation, or je suis très rarement sur Facebook ces derniers mois ; je pense que le microblogging et le réseau professionnel sont plus appropriés pour les formats Désidédata. La page LinkedIn sera prête la semaine prochaine 🙂
  • une adresse mail unique : c’est là où on se parlera plus longuement, où vous pouvez me contacter pour des anecdotes, questions, partenariats, boire un verre…

Vous y reconnaissez ma touche. J’ai été à l’initiative de Data Colada, à commencer par le nom jusqu’aux visuels et en passant par la veille, les types de contenus, la structure de l’infolettre, le choix des couleurs et l’écriture elle-même. Donc, c’est normal de retrouver un environnement visuel et rempli de blagues pourriTes chez Désidédata.

Je veux recevoir Désidédata fraîches tous les jeudis !

Rien de plus simple 🙂

Et si vous ne l’avez pas déjà fait, n’oubliez pas de vous désabonner de Data Colada.

Si vous vous demandez pourquoi je ne fais pas au plus simple, c’est-à-dire reprendre le fichier des abonné-es Data Colada et l’utiliser pour Désidédata, la réponse est simple : je fais les choses dans les règles (et je suis les conseils de mon avocat génial). Pour respecter la vie privée des gens et ne pas compliquer l’évolution de Désidédata légalement parlant, je ne reprends pas la liste des abonné-es telle quelle, et je vous permets de vous désabonner de Data Colada si vous le souhaitez.

Je vous laisse donc vous abonner pour pouvoir découvrir les nouveautés dès jeudi et finir de (re)lire les anciennes éditions de Data Colada.

Merci pour votre temps et confiance. Avec datalove,

Rayna